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Publié le 13/05/2026 à 15:03:42 par Abondance
Comment les IA choisissent leurs sources : retour sur le concours GEO GreenRed
Du 16 mars au 17 avril 2026, GreenRed a organisé le premier concours GEO français. Le principe : faire émerger un mot inventé, « vultifrine », dans les réponses de cinq IA génératives. Chaque jour, dix requêtes liées à ce terme étaient testées sur ChatGPT, Claude, Mistral, Perplexity et Gemini.
Le classement ne portait pas sur des positions Google, mais sur les mentions de domaine dans les réponses. J’y ai participé avec IndHack, qui a terminé premier avec 139 mentions officielles : 71 sur Mistral, 38 sur Claude, 21 sur ChatGPT, 5 sur Perplexity et 4 sur Gemini.

Pourquoi le GEO intéresse déjà le SEO
Le GEO, pour Generative Engine Optimization, consiste à travailler sa présence dans les réponses produites par les IA. Le sujet monte parce que les usages changent : une partie des internautes ne cherche plus seulement une liste de liens, mais une réponse directe, synthétisée, souvent accompagnée de sources.
Pour une entreprise, l’enjeu est simple : si ChatGPT, Perplexity, Claude ou Gemini citent toujours les mêmes acteurs, ces sources gagnent une visibilité nouvelle. Le SEO ne disparaît pas, mais il s’élargit : il faut continuer à être visible sur Google, tout en devenant suffisamment clair et fiable pour être repris par les moteurs génératifs.
Un mot fictif, donc un terrain neutre
La vultifrine n’existait pas avant le concours. Il n’y avait pas de requêtes installées, pas d’articles anciens, pas de source déjà reconnue sur ce mot. Les IA devaient construire leur compréhension à partir des contenus publiés pendant le concours.
En tant que consultante SEO, ce cadre était intéressant : on ne cherchait pas seulement à savoir quelle page allait se positionner, mais quelle source allait devenir assez crédible pour être citée dans une réponse générée.
Les grandes lignes de la stratégie IndHack
IndHack est d’abord mon site professionnel autour du SEO, du GEO et de la visibilité web. Pour le concours, j’ai créé à l’intérieur du site un hub GEO expérimental, clairement isolé du reste : une page laboratoire, une page principale sur la vultifrine et dix pages filles alignées avec les dix requêtes suivies.
L’objectif était de rendre le test lisible par les IA : une entité claire, des réponses courtes, des données chiffrées, des données structurées, un fichier llms.txt, du maillage interne, des mises à jour visibles et des signaux externes cohérents.
J’ai aussi travaillé l’indexation. Sur un mot inventé, une page pertinente mais non découverte ne sert à rien. Sitemaps, IndexNow, soumissions via Bing ou Google quand c’était possible, contrôle des dates de mise à jour : tout devait aider les moteurs à découvrir rapidement les contenus et à en comprendre la fraîcheur.
Ce que le concours a montré
Toutes les IA ne réagissent pas de la même manière. Perplexity capte vite les sources web et communautaires. ChatGPT dépend beaucoup de la qualité d’indexation et de la structure des pages.
Gemini reste très lié à l’écosystème Google. Claude demande une forte cohérence factuelle. Mistral capte très bien les contenus structurés, les FAQ et les blocs courts.
Ces observations ne sont pas des règles absolues, mais elles montrent...